Présentation

Politiques de la Terre à l’épreuve de l’Anthropocène est un programme de recherche interdisciplinaire de l’Université Sorbonne Paris Cité, qui associe des chercheur(e)s de plusieurs disciplines issu(e)s de cinq établissements : Sciences Po (coordinateur), l’Institut de Physique du Globe de Paris, l’Université Paris Descartes, l’Université Paris Diderot, et l’Université Paris 13 Nord.

Objectif général

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Depuis la révolution industrielle, la Terre serait entrée dans l’Anthropocène, une nouvelle époque géologique dans laquelle les humains seraient les principaux acteurs des changements de la planète. L’Anthropocène désigne une époque géologique marquée par la transformation radicale de la relation des humains à la Terre. Le terme signale une nouvelle phase dans les relations entre une planète régie par des lois physiques et biologiques – le système-Terre – et un ensemble de sociétés humaines engagées dans des rapports conflictuels de domination régis par des lois économiques, sociales ou politiques – le système-Monde. Mais comme cette transformation impose de repenser aujourd’hui les échelles et la dynamique de l’action collective, elle impose de repenser conjointement le Monde et la Terre.

Périmètre scientifique

Son périmètre scientifique s’organise autour de deux dimensions centrales, qui se répondent mutuellement : la représentation et le gouvernement de ces enjeux nouveaux. Ces deux dimensions recoupent à la fois des enjeux thématiques et méthodologiques, qui ne pourront être traités que dans le cadre d’un travail commun entre sciences naturelles et sciences humaines et sociales. En effet, pour penser ces échelles et dynamiques multiples, l’Anthropocène impose de nouvelles représentations permises par la production de nouvelles données. Mais à l’heure actuelle, l’interopérabilité de nombreuses bases de données demeure problématique, ce qui empêche les chercheurs de penser les transformations du couple Terre-Monde dans ses différentes dimensions. Faute de données partagées pour suivre ces transformations, les rapports difficiles entre sciences, expertise et politique paralysent le gouvernement de ces nouveaux enjeux.

Axes de travail

Le programme rassemble une vingtaine de chercheur(e)s autour de trois « épreuves » qui cristallisent à chaque fois, autour des problèmes de partage des données, des enjeux de représentation et de gouvernement :

  1. Géopolitique des dioxydes de carbone
  2. Expertise des risques et médiatisation des catastrophes
  3. Dynamiques des zones critiques et conflits d’urbanisation

Ces trois épreuves se déclinent en projets de recherche et en activités d’enseignement et de valorisation. Elles s’inscrivent dans le débat public en proposant aux différents acteurs concernés des instruments et méthodes pour apprendre à naviguer dans des paysages de données controversées. Les interactions produites permettent ainsi de tester les propositions que le programme aura construites et qui ont vocation à renouveler aussi bien le débat public que la politique scientifique.

Crédit photo : Stadium, 2013 © Tanja Deman/Wim van Krimpen.

 

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