Retour sur les journées doctorales “Politiques de la Terre” de Florence !

Le programme interdisciplinaire « Politiques de la Terre à l’épreuve de l’Anthropocène », initiative de Université Sorbonne Paris Cité (USPC),  souhaite réunir une vingtaine de doctorants des établissements de USPC pour des journées doctorales.

Des enseignements théoriques et pratiques seront proposés pour renforcer l’expertise des jeunes chercheurs sur le sujet dans le cadre de leur projet doctoral et pour préparer leur carrière professionnelle.

Dans le cadre prestigieux de la Villa Finaly, à Florence, les journées traiteront notamment des thèmes suivants :

  • Rôle et responsabilités des sciences dans l’Anthropocène

A l’ère de la post-vérité, comment les sciences doivent-elles aborder l’Anthropocène ? Comment dépasser les frontières disciplinaires ? Quelles connaissances sont nécessaires ?

  • Politiques et géopolitique du climat

Comment le changement climatique bouleverse-t-il les fondations des relations internationales ? Comment peut-on passer de la politique internationale, entre les nations, à la politique globale, avec la Terre ?

  • Catastrophes, impacts sanitaires et médiatisation des risques

Quel est le rôle des experts dans la prévention des catastrophes ? Comment sont gérés aujourd’hui les grands risques de pandémies ? Quels sont les impacts de santé associés au changement climatique, et comment ces risques sont-ils médiatisés ?

  • Politiques de la biodiversité

Comment s’organisent aujourd’hui les politiques de protection de la biodiversité ? Quelle expertise scientifique peut-être mobilisée ? Faut-il dupliquer le régime climatique et l’appliquer à la biodiversité ?

  • Échanger sur le doctorat

Des séances de développement professionnel seront proposées pour améliorer ses stratégies pour :

  • Choisir et financer son post-doc
  • Publier ses recherches
  • Intégrer des réseaux de recherche internationaux
  • Participer à des projets de recherche collectifs et répondre à des appels à projets Scientifiques

Plus d’informations sur le programme.

Du carburant à partir de la lumière du Soleil ? Notre dernier article scientifique paru dans la revue Nature

 

Cette publication parue le 17 juillet juillet dans la revue Nature et rédigée par Heng Rao, Luciana C. Schmidt, Julien Bonin et Marc Robert du laboratoire d’électrochimie moléculaire de l’université Paris-Diderot – Sorbonne Paris-Cité démontre comment, sans autre apport d’énergie que la lumière solaire, à pression et température ambiantes, la molécule de dioxyde de carbone (CO2) subit une transformation radicale pour donner du méthane (CH4).

Les scientifiques de l’Université Paris Diderot et l’Université nationale de Cordoue ont développé un système catalytique peu coûteux qui réduit le dioxyde de carbone du méthane à pression et température ambiante. Afin de simuler la lumière du soleil, les chercheurs ont utilisé un simulateur solaire équipé de filtres. “Ces résultats sont le fruit d’un long programme de recherche purement fondamentale, destiné à mieux comprendre les réactions de la chimie qui associent trois évènements élémentaires, transfert d’électron, transfert de proton et coupure de liaison entre des atomes. Cela peut paraître abstrait, mais si on prend la molécule de CO2 par exemple, pour faire du CH4 il faut apporter des électrons, couper les liaisons carbone-oxygène et apporter des protons qui vont venir se fixer sur le carbone d’une part (il en faut 4) et  sur les deux atomes d’oxygène pour les aider à partir sous forme de molécules d’eau (H2O) d’autre part (il en faut 4 aussi, 2 par atome d’oxygène). C’est donc exactement ce qu’il se passe dans notre réaction de transformation du dioxyde de carbone en méthane. Quant à la molécule à base de fer qui permet d’aider ce processus complexe à se faire, on l’appelle un catalyseur, il est inspiré de l’hémoglobine qui permet de transporter l’oxygène dans le sang par l’intermédiaire d’une molécule appelé porphyrine, qui contient du fer, et dont la structure est très proche de celle que nous avons synthétisée pour faire notre carburant solaire“explique Marc Robert.

La prochaine étape de cette recherche est de “comprendre comment la deuxième liaison carbone-oxygène est rompue et comment viennent se lier quatre atomes d’hydrogène au carbone” et de réaliser, à plus grande échelle, cette même réaction. En effet, “si la transformation du CO2 peut se faire à l’aide de notre catalyseur, de lumière visible, et dans des conditions très douces de température et pression ambiante, il reste beaucoup à faire pour comprendre le détail et l’enchaînement des étapes élémentaires qui conduisent CO2 à CH4. Un difficile travail nous attend, qui va mobiliser les outils de la spectroscopie et de la chimie théorique aussi. C’est un passage obligé si l’on veut ensuite pouvoir optimiser notre réaction et la faire à plus grande échelle, elle est pour l’instant faîte dans un petit réacteur, à peine la taille d’un verre d’eau. Ce que nous avons réalisé, c’est une preuve de concept en quelque sorte, et cela ouvre des perspectives nouvelles pour transformer CO2 en carburant à l’aide d’énergie renouvelable, ici le soleil”.

Cette dernière avancée scientifique demeure un pas en avant dans l’élaboration d’un circuit de recyclage du CO2. On pense notamment à la réutilisation du CO2 émis par le CH4 consommé dans les moteurs pour faire du carburant, et ce sans qu’une source d’énergie autre que la simple lumière du soleil ne soit nécessaire: “une fois le CO2 transformé en méthane, et bien on dispose d’un carburant gazeux directement utilisable (le méthane constitue par exemple 75% du gaz de ville) pour des applications de chauffage ou de transport. Le CO2 rentre donc dans un cycle vertueux, une économie circulaire : il est transformé en carburant grâce au soleil et au catalyseur à fer, puis le carburant libère du CO2 au cours de sa combustion évidemment et celui-ci est à nouveau transformé en méthane, etc. des perspectives stimulantes pour nourrir l’axe de recherche géopolitique des dioxydes de carbone du programme Politiques de la Terre”. 

 

 

Crédit photo : Revue Maxi Sciences

27/06 Conférence – Débat à Sciences Po : LE RETRAIT AMÉRICAIN DE L’ACCORD DE PARIS : IMPLICATIONS ET VOIES D’ACTION

Conférence – débat :

Le retrait américain de l’accord de Paris : implications et voies d’action

Sciences Po – jeudi 29 juin 2017 – 17h-19h

À la suite du retrait américain de l’accord de Paris, le Président de la République a lancé un appel à une mobilisation de la communauté des chercheurs dans le cadre de l’initiative « Make Our Planet Great Again ».  La première fonction de la recherche est d’analyser avec lucidité les implications de ce retrait afin de mettre en place les réponses adaptées à cette situation nouvelle. Dans cet esprit, trois institutions académiques vous invitent à venir participer à une table ronde où                  seront présentées les implications de ce retrait sous l’angle économique, géopolitique et des sciences du climat.

17h15 : Mots d’accueil (Présidents de Dauphine, Sciences Po et IPSL).

17h25 : Présentation de la table ronde Christophe Bonnery, Président de l’Association des Économistes de l’énergie (AEE).

 

17H30-18H30 : TABLE RONDE ANIMÉE PAR AUDREY PULVAR

François Gemenne (Politiques de la Terre, Sciences Po – USPC) :
l’analyse géopolitique.

Pascale Braconnot (Laboratoire des Sciences du climat et de
l’Environnement – IPSL) : implications pour la recherche.

Christian de Perthuis (Université Paris-Dauphine-Fondateur de la
Chaire Économie du climat) : les conséquences économiques.

18h30 – 19h00 : Quelles implications pour l’action ? Clôture de la table ronde par Hervé Le Treut (Directeur de Recherche au CNRS, Directeur de l’Institut Pierre Simon Laplace)

 

Informations pratiques :
Lieu : Plan d’accès  Sciences Po, 27 Rue Saint-Guillaume, 75007 – Amphithéâtre Chapsal

Accueil des participants à partir de 17 h. Participation gratuite.

Inscription obligatoire (Sciences Po)

Inscription obligatoire (externe à Sciences Po)

 

 

 

Crédit Photo : Associated Press/Andrew Harnik

Les chercheurs de Politiques de la Terre s’engagent : “Après la dérobade américaine, il nous faut inventer de nouvelles politiques de la Terre.

5139507_6_0f84_2017-06-03-ff645ac-21668-ay1594-pypv3rf6r_df050fc7ce60afba29f5fe5efbaaf1e8          « Cette volte-face sur le climat fournit à l’Europe une occasion inespérée de relancer son projet politique, en panne depuis plusieurs années » (Photo: Trump est applaudi lors de son annonce du retrait des Etat-Unis de l’Accord de Paris, le 1er juin à Washington BRENDAN SMIALOWSKI/AFP)  

La décision était attendue depuis l’élection de Donald J. Trump, mais elle crée néanmoins une onde de choc, et un bouleversement majeur des relations internationales. Le retrait américain de l’Accord de Paris a un air de déjà-vu : en 2001 déjà, pour des motifs similaires, le président George W. Bush avait annoncé le retrait américain du Protocole de Kyoto, expliquant que le mode de vie américain n’était ‘pas négociable’.

Chacun perçoit aujourd’hui l’enjeu que cette décision et le signal politique brutal qu’elle envoie représentent pour le futur de l’humanité. Le président Macron, réagissant à l’annonce de la Maison Blanche, a eu des mots très justes, soulignant que le changement climatique était ‘le grand défi de notre temps’. On débattra beaucoup, dans les jours à venir, des conséquences et des modalités de ce retrait. Mais une chose est certaine : l’Union européenne est désormais au pied du mur, et doit s’affirmer, dans un partenariat avec la Chine, comme la force motrice de l’action internationale contre le dérèglement climatique. C’est sa responsabilité morale : sans exagérer, on peut dire que le sort de l’humanité dépend désormais aujourd’hui du volontarisme européen.

Mais cette volte-face sur le climat fournit aussi à l’Europe une occasion inespérée de relancer son projet politique, en panne depuis plusieurs années. Alors que les questions environnementales ont été si souvent négligées par les chancelleries, si souvent reléguées au rang d’enjeux techniques et secondaires, elles peuvent désormais devenir le socle d’une relance politique du projet européen. Les dirigeants français, allemand et italien l’ont bien compris, en publiant un communiqué commun – auquel la Grande-Bretagne n’a pas voulu s’associer – au soir de l’annonce faite à Washington.

Il faut pour cela que l’Europe s’en donne les moyens, et fasse de la lutte contre le dérèglement climatique un projet politique aspirationnel, plutôt qu’une contrainte consentie. L’environnement n’est pas extérieur à l’humanité: il s’agit bien sûr de ‘make the planet great again’, mais aussi de la garder simplement habitable pour ses occupants, et en premier lieu les populations les plus exposées aux impacts des bouleversements climatiques. Il s’agit aussi d’une question de justice, de développement, de santé, de sécurité, de migrations, d’alimentation, et même de survie pour certains. Au-delà des humains, on ne peut pas non plus se résoudre au sort réservé à la multitude des autres espèces animales et végétales qui assurent notre subsistance matérielle. La lutte contre le dérèglement climatique et les risques environnementaux doit devenir la matrice centrale de nos choix collectifs, parce que celui-ci affecte tous les grands défis du 21ème siècle.

Si elle le veut, la France peut devenir un pilier central de ce projet. Cela implique que le ministre de l’Environnement devienne un véritable vice-Premier ministre, qui pèse sur les grands arbitrages. Cela implique que les choix politiques soient considérés, avant tout, à l’aune de leur impact sur l’environnement.

La recherche doit aussi se mettre en ordre de bataille. Le président Macron a exhorté depuis l’Elysée, en français puis anglais, tous les scientifiques américains déçus par la décision de leur président à venir travailler en France à des solutions concrètes pour le climat, et à considérer la France comme leur deuxième patrie. C’est aussi notre vœu et nous les soutiendrons, notamment dans leur combat pour porter le changement outre-Atlantique. Mais cela implique de nous donner les moyens de nos ambitions, et c’est bien aussi une question de moyens : quels postes seront créés, à quelles conditions par rapport à celles qu’on leur propose de quitter ? Au-delà des moyens, il importe aussi que le climat, et plus largement les questions d’environnement, sortent des départements d’écologie, de géoscience ou de physique pour envahir les départements d’économie, de droit, de philosophie, de communication, de médecine, de relations internationales. Réciproquement, il faut que la recherche en climatologie, en écologie, en géologie et autres, s’ouvre plus largement aux travaux des sciences humaines et sociales, pour mieux saisir et se saisir de la dimension politique des questions environnementales. Enfin, il faut imaginer une recherche qui, tout en gardant une distance critique nécessaire, se décide néanmoins à travailler plus directement au contact des acteurs qui portent la transition écologique.

Comment fixer un prix au carbone si l’on ne comprend pas le cycle planétaire de cet élément chimique ? Comment développer de nouveaux modèles agricoles si l’on ne prend pas en compte l’impact dévastateur des variations de température ou de précipitations sur les récoltes ? Comment penser des politiques urbaines sans considérer le rôle des villes dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre ? Comment appréhender les grands enjeux de santé publique si l’on ne prend pas en compte les nouvelles pandémies provoquées par le changement climatique ? Comment organiser les migrations sans prendre en compte le fait que des millions de personnes sont déjà déplacées à cause de catastrophes naturelles, ou d’environnements devenus simplement inhabitables ? Comment gérer des frontières alors que certaines seront effacées par la hausse du niveau des mers et la fonte des glaciers ? Comment assurer la sécurité sans prendre en compte les conflits générés par la raréfaction des sols cultivables, de l’eau et d’autres ressources ? Comment protéger les pollinisateurs sans comprendre les pratiques qui les menacent malgré leur rôle essentiel pour l’économie ?

Pour toutes ces raisons, il importe de décloisonner les disciplines, de faire sortir l’environnement du silo dans lequel on l’a trop souvent enfermé. Il importe d’inventer ensemble de nouvelles politiques de la Terre, et de les intégrer dans la manière dont nous pensons et construisons nos démocraties.  Ce n’est pas seulement une question de politique scientifique. Depuis jeudi soir, c’est aussi une question de responsabilité morale.

Les chercheur.es du projet interdisciplinaire ‘Politiques de la Terre à l’épreuve de l’Anthropocène’ de l’Université Sorbonne Paris Cité.

Diégo Antolinos-Basso, linguiste-informaticien, Sciences Po

Nathalie Blanc, géographe, Université Paris Diderot.

Julien Caudeville, statisticien, INERIS

Jean Chiche, statisticien et politologue, Sciences Po

Marine Denis, juriste, Sciences Po

Kari De Pryck, politologue, Sciences Po

Isabelle Dajoz, écologue, Université Paris Diderot

Anneliese Depoux, sémiologue, Centre Virchow-Villermé de santé publique Paris-Berlin

Maud Devès, physicienne et psychologue, Université Paris Diderot

Nicolas Douay, urbaniste, Université Paris Diderot

Antoine Flahault, médecin, Université de Genève et Centre Virchow-Villermé

Jérôme Gaillardet, physicien, Institut de Physique du Globe

François Gemenne, politologue, Sciences Po

Reiko Hasegawa, politologue, Sciences Po

François Houllier, écologue, Président de l’Université Sorbonne Paris Cité (USPC)

Edouard Kaminski, volcanologue, Institut de Physique du Globe

Jean-Christophe Komorowski, géologue volcanologue, Institut de Physique du Globe

Bruno Latour, sociologue et philosophe, Sciences Po

Bénédicte Menez, géochimiste, Institut de Physique du Globe

Flaminia Paddeu, géographe, Université Paris Diderot

Aleksandar Rankovic, écologue et politologue, Iddri

Thomas Ribémont, politologue, Université Paris 13

Marc Robert, chimiste, Université Paris Diderot Stefanie Schütte, épidémiologiste, Centre Virchow-Villermé de santé publique Paris-Berlin

Sébastien Treyer, agronome et économiste, Iddri

Tommaso Venturini, sociologue, Sciences Po

Retrouvez cet article sur Le Monde

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Colloque de bilan – 14 juin 2016

Colloque de bilan

Mardi 14 juin 2016

Sciences Po, 27 Rue Saint-Guillaume (Paris 7ème), salle A11

9.00     Ouverture

Jean-Yves Mérindol, Président d’USPC (sous réserve)

9.15     Introduction générale, bilan et perspectives

B. Latour, Coordinateur scientifique et F. Gemenne, Directeur exécutif

9.30     Axe 2 – Expertise des risques et médiatisation des catastrophes

  • Conflits d’expertise et éruptions volcaniques – Thomas Ribémont, Université Paris 13 / Maud Devès, IPGP
  • Médiatisation des tremblements de terre – Maud Devès, IPGP / Marion Le Texier, Université Paris Diderot
  • Présentation du baromètre géomédiatique- Claude Grasland et Hugues Pecout, Université Paris Diderot
  • Expertise et confiance après Fukushima : le projet Shinrai – Reiko Hasegawa, Sciences Po

 10.30   Café

11.00   Axe 1 – Géopolitique des dioxydes de carbone

  • Les chaînes carbonées. Géopolitique du carbone dans la biosphère – Aleksandar Rankovic, Iddri
  • Diplomatie et géopolitique environnementales : le projet EDGE – François Gemenne, Sciences Po

 11.30   Axe 3 – Dynamiques des zones critiques et conflits d’urbanisation

  • Gradient d’urbanisation et inégalités territoriales et Île-de-France – Jean Chiche et Mahdi-Salim Saib, Sciences Po / Julien Caudeville, INERIS
  • Maillage associatif et mobilisations environnementales – Nathalie Blanc, Université Paris Diderot / Nicolas Douay, Université Paris Diderot
  • Biodiversité urbaine et pollinisateurs- Isabelle Dajoz, Université Paris Diderot / Aleksandar Rankovic, Iddri
  • Dynamiques des prix fonciers et conflits d’urbanisation – Renaud Le Goix, Université Paris Diderot
  • Dynamiques des zones critiques – Jérôme Gaillardet, IPGP / Bruno Latour, Sciences Po
  • HyperAtlas et HyperPolterre – Christine Zanin, Université Paris Diderot

13.00   Réflexions conclusives : The challenge of the Anthropocene – Clive Hamilton, Charles Sturt University (Australie), Professeur invité 2016 du projet EDGE. (intervention en anglais)           

13.30  Déjeuner avec les directeurs des laboratoires impliqués dans le programme

15.00   Discussion sur les perspectives de développement du programme

17.00   Fin de la journée.

Colloque de présentation du programme – 10/07/14

Colloque de présentation du programme interdisciplinaire Sorbonne Paris Cité  

“Politiques de la Terre à l’épreuve de l’Anthropocène”

Programme : 

8h45-9h00, Accueil

9h00-9h30, Bruno Latour – Les Politiques de la Terre à l’Anthropocène

9h30-9h45, François Gemenne – Présentation générale du programme

9h45h-10h20, Marc Robert et Avner Bar-Hen – Épreuve Géopolitique des dioxydes de carbone

10h30-11h15, Édouard Kaminski, Claude Grasland et Thomas Ribémont – Épreuve Expertise des risques et médiatisation des catastrophes

11h05-11h20, Pause-café

11h20-11h55, Isabelle Dajoz, Nathalie Blanc, Jean Chiche, Daniel Boy – Épreuve Dynamique des zones critiques et conflits d’urbanisation

11h55-12h15 , Bruno Latour – Axes transversaux et travail collectif

12h15-12h30, François Gemenne – Formation et partenariats scientifiques

12h30-13h00, Table-ronde animée par Laurence Tubiana – Enjeux du programme pour le débat public. Avec :

♦ Sandrine Roussy, Action Contre la Faim

♦ Éric Calais, École Normale Supérieure

♦ Julien Caudeville, INERIS

♦ Magali Bardou, Plaine Commune

♦ Brice Lalonde, Ancien Ministre de l’Environnement, Coordinateur de la Conférence Rio+20.

 

Jeudi 10 juillet, 8h45-13h00, Université Paris Descartes

(Salle du Conseil, 12 Rue de l’École de Médecine, 75006 Paris)

Télécharger le programme en pdf.

Journée d’étude “données” – 07/03/14 :

Présentations de la Journée d’étude “Les données de l’Anthropocène : disponibilité, interopérabilité, visualisation” – 07/03/14 :

Première partie : Interopérabilité des données disponibles

♦ Introduction de la journée par Bruno Latour, François Gemenne et Aleksandar Rankovic : l’enjeu de partir des données et l’organisation de la journée.

♦ Claude Grasland (Université Paris Diderot) : Du local au global : aborder le problème des échelles et des données multidimensionnelles (Illustration à travers l’exemple des flux RSS des journaux)

♦ Table ronde 1 : Ce que les hommes font à la Terre animée par François Gemenne (CERI – Sciences Po)

♦  Marc Robert (Université Paris Diderot) et Avner Bar-Hen (Université Pais Descartes) : Les différentes « versions » du CO10h30-10h45 Aleksandar Rankovic (IDDRI) : L’aggrégation des gaz à effet de serre en tonnes d’équivalents CO2 (tCO2eq) et ses conséquences dans l’évaluation des trajectoires économiques des pays

♦ Sébastien Treyer (IDDRI) : Trajectoires et rythmes de transitions dans la gestion des ressources naturelles

♦ Nathalie Blanc (CNRS, Ladyss) : Projet de visualisation des données sur les réseaux associatifs impliquées dans la gouvernance des natures urbaines, approche comparative France-États-Unis

♦ Isabelle Dajoz (Université Paris Diderot) : Étude des pollinisateurs en milieux anthropisés : effet des ruches d’abeilles domestiques installées sur les toits de Paris 7 sur les abeilles sauvages dans le quartier alentour ; traces de l’anthropisation (métaux, isotopes du carbone et de l’azote) dans les insectes pollinisateurs sur un gradient d’urbanisation en Ile-de-France Discussion : Claude Grasland (Épreuve Territoires – Université Paris Diderot), Thomas Ribémont (Épreuve Risques – Université Paris Nord) et Marc Robert (Épreuve CO2 – Université Paris Diderot).

♦ Marc Robert – Figures de l’anhydride carbonique

♦ Table ronde 2 : Ce que la Terre fait aux hommes animée par Aleksandar Rankovic (IDDRI – Sciences Po)

♦ Daniel Boy (CEVIPOF) : Le CO2 dans les sondages sur les perceptions du changement climatique

♦  Jean Chiche (CEVIPOF) : Données et cartographies éléctorales

♦ Claude Jaupart (IPGP) : Bases de données géologiques

♦  Bénédicte Ménez (IPGP) : Séquestration géologique du CO2

♦ François Gemenne (CERI) : Climat, migrations et sécurité

♦  Stefanie Schütte (Université Paris Descartes) : Données épidémiologiques sur liens climat-santé (sous réserve)

♦  Aleksandar Rankovic (IDDRI) : Documenter les trajectoires de vulnérabilité aux changements climatiques. Discussion : Avner Bar-Hen (Épreuve CO2 – Université Paris Descartes), Daniel Boy et Jean Chiche (Épreuve Territoires – CEVIPOF), Edouard Kaminksi (Épreuve Risques – IPGP)

Deuxième partie : Visualisation des données

♦ Tommaso Venturini (médialab) : Par-delà quali et quanti : la navigation dans les paysages de données

♦  François Gemenne (CERI) – projection du film Exit, présentant les cartes animées issues de l’exposition Terre Natale

♦ Bruno Latour (Sciences Po) sur la représentation et les enjeux des changements de représentation

♦  Bilan collectif de la journée : avancées sur l’axe transversal consacré aux données, identification des axes de travail pour les épreuves, liens avec l’axe transversal science-politique

Journée d’études “Risques” et “Territoires” 27/05/14 :

Première partie : Présentations des axes « Territoires » et « Risques »

♦ Introduction de la matinée par Jean Chiche (Sciences Po) et Édouard Kaminski (IPGP)

♦ Nicolas Douay (Université Paris Diderot) : Le(s) territoire(s) des réseaux sociaux numériques : le cas des géo-référencements sur Facebook

♦ Sébastien Treyer (IDDRI – Sciences Po) : Le projet d’étude de la Plaine Commune

♦ Discussion collective sur les Gradients d’urbanité et de durabilité, animée par Jean Chiche (Sciences Po)

♦ Maud Devès (IPGP) et Marion Le Texier (Université Paris Diderot) : Médias et tremblements de terre : analyse de la période récente

♦ Jean-Christophe Komorowski (IPGP) et Claude Grasland (Université Paris Diderot) : Gestion, médiatisation et mémoire des catastrophes volcaniques de Monserrat et de la Guadeloupe

♦  Édouard Kaminski (IPGP) : La notion de zone critique vue par les géologues suivi d’une discussion collective

 

Journée d’épreuves “Risques” et “Territoires” 29/04/14

Épreuve « Risques » : La place de l’expertise dans la gestion et la perception des risques naturels : 

♦ Introduction de la demi-journée par Édouard Kaminski (IPGP) et Thomas Ribémont (Université Paris 13)

♦ Thomas Ribémont (Université Paris 13) : Discussion de l’expertise

♦ Maud Devès (IPGP) : La place des scientifiques dans la crise volcanique de Guadeloupe en 1976 : Quelles leçons pour la gestion des crises futures ?

♦ Sébastien Treyer (IDDRI-Sciences Po) : Retour d’expérience sur Fukushima

Épreuve « Territoires » Médias et territoires à l’ère de l’Anthropocène / Analyse interdisciplinaire des territoires et des mobilisations environnementales

♦ Introduction de la demi-journée par Claude Grasland (Université Paris Diderot), Daniel Boy et Jean Chiche (CEVIPOF-Sciences Po)

♦ Marion Le Texier (Université Paris Diderot) : La médiatisation des tremblements de terre

♦ Claude Grasland (Université Paris Diderot) : La nouvelle carte géopolitique du Monde au prisme des flux commerciaux et des flux médiatiques

♦ Julien Caudeville (INERIS) : Croisement des inégalités territoriales environnementales et sociales de santé : développement des outils d’analyse

♦ Nathalie Blanc (LADYSS) : Étude transatlantique des mobilisations environnementales urbaines et des enjeux de leur visualisation

♦ Sébastien Treyer (IDDRI-Sciences Po) : Mobilisations sociales environnementales en ville : comment donner à voir la capacité de prise en charge ? L’exemple des mobilisations pour les natures urbaines à la Plaine Commune.

Journée d’étude Co2 – 08/04/14

Présentations de la Journée d’étude Co2 – 08/04/14 : 

♦  Introduction de la journée par Marc Robert (Université Paris Diderot)

♦ Pierre Agrinier (IPGP) : La séquestration géologique du CO: des problèmes variés

♦ Daniel Boy (CEVIPOF – Sciences Po) : Représentations sociales du CO2

♦ Henri Waisman et Sébastien Treyer (IDDRI – Sciences Po) : Trajectoires nationales de décarbonation : débats politiques et agrégations entre gaz et secteurs nationaux

♦ Aleksandar Rankovic (IDDRI-Sciences Po & IEES-Paris) : Carbone, nutriments et relations sols-plantes à l’anthropocène

Télécharger le programme en pdf.