Retour sur les journées doctorales “Politiques de la Terre” de Florence !

Le programme interdisciplinaire « Politiques de la Terre à l’épreuve de l’Anthropocène », initiative de Université Sorbonne Paris Cité (USPC),  souhaite réunir une vingtaine de doctorants des établissements de USPC pour des journées doctorales.

Des enseignements théoriques et pratiques seront proposés pour renforcer l’expertise des jeunes chercheurs sur le sujet dans le cadre de leur projet doctoral et pour préparer leur carrière professionnelle.

Dans le cadre prestigieux de la Villa Finaly, à Florence, les journées traiteront notamment des thèmes suivants :

  • Rôle et responsabilités des sciences dans l’Anthropocène

A l’ère de la post-vérité, comment les sciences doivent-elles aborder l’Anthropocène ? Comment dépasser les frontières disciplinaires ? Quelles connaissances sont nécessaires ?

  • Politiques et géopolitique du climat

Comment le changement climatique bouleverse-t-il les fondations des relations internationales ? Comment peut-on passer de la politique internationale, entre les nations, à la politique globale, avec la Terre ?

  • Catastrophes, impacts sanitaires et médiatisation des risques

Quel est le rôle des experts dans la prévention des catastrophes ? Comment sont gérés aujourd’hui les grands risques de pandémies ? Quels sont les impacts de santé associés au changement climatique, et comment ces risques sont-ils médiatisés ?

  • Politiques de la biodiversité

Comment s’organisent aujourd’hui les politiques de protection de la biodiversité ? Quelle expertise scientifique peut-être mobilisée ? Faut-il dupliquer le régime climatique et l’appliquer à la biodiversité ?

  • Échanger sur le doctorat

Des séances de développement professionnel seront proposées pour améliorer ses stratégies pour :

  • Choisir et financer son post-doc
  • Publier ses recherches
  • Intégrer des réseaux de recherche internationaux
  • Participer à des projets de recherche collectifs et répondre à des appels à projets Scientifiques

Plus d’informations sur le programme.

Du carburant à partir de la lumière du Soleil ? Notre dernier article scientifique paru dans la revue Nature

 

Cette publication parue le 17 juillet juillet dans la revue Nature et rédigée par Heng Rao, Luciana C. Schmidt, Julien Bonin et Marc Robert du laboratoire d’électrochimie moléculaire de l’université Paris-Diderot – Sorbonne Paris-Cité démontre comment, sans autre apport d’énergie que la lumière solaire, à pression et température ambiantes, la molécule de dioxyde de carbone (CO2) subit une transformation radicale pour donner du méthane (CH4).

Les scientifiques de l’Université Paris Diderot et l’Université nationale de Cordoue ont développé un système catalytique peu coûteux qui réduit le dioxyde de carbone du méthane à pression et température ambiante. Afin de simuler la lumière du soleil, les chercheurs ont utilisé un simulateur solaire équipé de filtres. “Ces résultats sont le fruit d’un long programme de recherche purement fondamentale, destiné à mieux comprendre les réactions de la chimie qui associent trois évènements élémentaires, transfert d’électron, transfert de proton et coupure de liaison entre des atomes. Cela peut paraître abstrait, mais si on prend la molécule de CO2 par exemple, pour faire du CH4 il faut apporter des électrons, couper les liaisons carbone-oxygène et apporter des protons qui vont venir se fixer sur le carbone d’une part (il en faut 4) et  sur les deux atomes d’oxygène pour les aider à partir sous forme de molécules d’eau (H2O) d’autre part (il en faut 4 aussi, 2 par atome d’oxygène). C’est donc exactement ce qu’il se passe dans notre réaction de transformation du dioxyde de carbone en méthane. Quant à la molécule à base de fer qui permet d’aider ce processus complexe à se faire, on l’appelle un catalyseur, il est inspiré de l’hémoglobine qui permet de transporter l’oxygène dans le sang par l’intermédiaire d’une molécule appelé porphyrine, qui contient du fer, et dont la structure est très proche de celle que nous avons synthétisée pour faire notre carburant solaire“explique Marc Robert.

La prochaine étape de cette recherche est de “comprendre comment la deuxième liaison carbone-oxygène est rompue et comment viennent se lier quatre atomes d’hydrogène au carbone” et de réaliser, à plus grande échelle, cette même réaction. En effet, “si la transformation du CO2 peut se faire à l’aide de notre catalyseur, de lumière visible, et dans des conditions très douces de température et pression ambiante, il reste beaucoup à faire pour comprendre le détail et l’enchaînement des étapes élémentaires qui conduisent CO2 à CH4. Un difficile travail nous attend, qui va mobiliser les outils de la spectroscopie et de la chimie théorique aussi. C’est un passage obligé si l’on veut ensuite pouvoir optimiser notre réaction et la faire à plus grande échelle, elle est pour l’instant faîte dans un petit réacteur, à peine la taille d’un verre d’eau. Ce que nous avons réalisé, c’est une preuve de concept en quelque sorte, et cela ouvre des perspectives nouvelles pour transformer CO2 en carburant à l’aide d’énergie renouvelable, ici le soleil”.

Cette dernière avancée scientifique demeure un pas en avant dans l’élaboration d’un circuit de recyclage du CO2. On pense notamment à la réutilisation du CO2 émis par le CH4 consommé dans les moteurs pour faire du carburant, et ce sans qu’une source d’énergie autre que la simple lumière du soleil ne soit nécessaire: “une fois le CO2 transformé en méthane, et bien on dispose d’un carburant gazeux directement utilisable (le méthane constitue par exemple 75% du gaz de ville) pour des applications de chauffage ou de transport. Le CO2 rentre donc dans un cycle vertueux, une économie circulaire : il est transformé en carburant grâce au soleil et au catalyseur à fer, puis le carburant libère du CO2 au cours de sa combustion évidemment et celui-ci est à nouveau transformé en méthane, etc. des perspectives stimulantes pour nourrir l’axe de recherche géopolitique des dioxydes de carbone du programme Politiques de la Terre”. 

 

 

Crédit photo : Revue Maxi Sciences

Journée d’étude “données” – 07/03/14 :

Présentations de la Journée d’étude “Les données de l’Anthropocène : disponibilité, interopérabilité, visualisation” – 07/03/14 :

Première partie : Interopérabilité des données disponibles

♦ Introduction de la journée par Bruno Latour, François Gemenne et Aleksandar Rankovic : l’enjeu de partir des données et l’organisation de la journée.

♦ Claude Grasland (Université Paris Diderot) : Du local au global : aborder le problème des échelles et des données multidimensionnelles (Illustration à travers l’exemple des flux RSS des journaux)

♦ Table ronde 1 : Ce que les hommes font à la Terre animée par François Gemenne (CERI – Sciences Po)

♦  Marc Robert (Université Paris Diderot) et Avner Bar-Hen (Université Pais Descartes) : Les différentes « versions » du CO10h30-10h45 Aleksandar Rankovic (IDDRI) : L’aggrégation des gaz à effet de serre en tonnes d’équivalents CO2 (tCO2eq) et ses conséquences dans l’évaluation des trajectoires économiques des pays

♦ Sébastien Treyer (IDDRI) : Trajectoires et rythmes de transitions dans la gestion des ressources naturelles

♦ Nathalie Blanc (CNRS, Ladyss) : Projet de visualisation des données sur les réseaux associatifs impliquées dans la gouvernance des natures urbaines, approche comparative France-États-Unis

♦ Isabelle Dajoz (Université Paris Diderot) : Étude des pollinisateurs en milieux anthropisés : effet des ruches d’abeilles domestiques installées sur les toits de Paris 7 sur les abeilles sauvages dans le quartier alentour ; traces de l’anthropisation (métaux, isotopes du carbone et de l’azote) dans les insectes pollinisateurs sur un gradient d’urbanisation en Ile-de-France Discussion : Claude Grasland (Épreuve Territoires – Université Paris Diderot), Thomas Ribémont (Épreuve Risques – Université Paris Nord) et Marc Robert (Épreuve CO2 – Université Paris Diderot).

♦ Marc Robert – Figures de l’anhydride carbonique

♦ Table ronde 2 : Ce que la Terre fait aux hommes animée par Aleksandar Rankovic (IDDRI – Sciences Po)

♦ Daniel Boy (CEVIPOF) : Le CO2 dans les sondages sur les perceptions du changement climatique

♦  Jean Chiche (CEVIPOF) : Données et cartographies éléctorales

♦ Claude Jaupart (IPGP) : Bases de données géologiques

♦  Bénédicte Ménez (IPGP) : Séquestration géologique du CO2

♦ François Gemenne (CERI) : Climat, migrations et sécurité

♦  Stefanie Schütte (Université Paris Descartes) : Données épidémiologiques sur liens climat-santé (sous réserve)

♦  Aleksandar Rankovic (IDDRI) : Documenter les trajectoires de vulnérabilité aux changements climatiques. Discussion : Avner Bar-Hen (Épreuve CO2 – Université Paris Descartes), Daniel Boy et Jean Chiche (Épreuve Territoires – CEVIPOF), Edouard Kaminksi (Épreuve Risques – IPGP)

Deuxième partie : Visualisation des données

♦ Tommaso Venturini (médialab) : Par-delà quali et quanti : la navigation dans les paysages de données

♦  François Gemenne (CERI) – projection du film Exit, présentant les cartes animées issues de l’exposition Terre Natale

♦ Bruno Latour (Sciences Po) sur la représentation et les enjeux des changements de représentation

♦  Bilan collectif de la journée : avancées sur l’axe transversal consacré aux données, identification des axes de travail pour les épreuves, liens avec l’axe transversal science-politique

Journée d’études “Risques” et “Territoires” 27/05/14 :

Première partie : Présentations des axes « Territoires » et « Risques »

♦ Introduction de la matinée par Jean Chiche (Sciences Po) et Édouard Kaminski (IPGP)

♦ Nicolas Douay (Université Paris Diderot) : Le(s) territoire(s) des réseaux sociaux numériques : le cas des géo-référencements sur Facebook

♦ Sébastien Treyer (IDDRI – Sciences Po) : Le projet d’étude de la Plaine Commune

♦ Discussion collective sur les Gradients d’urbanité et de durabilité, animée par Jean Chiche (Sciences Po)

♦ Maud Devès (IPGP) et Marion Le Texier (Université Paris Diderot) : Médias et tremblements de terre : analyse de la période récente

♦ Jean-Christophe Komorowski (IPGP) et Claude Grasland (Université Paris Diderot) : Gestion, médiatisation et mémoire des catastrophes volcaniques de Monserrat et de la Guadeloupe

♦  Édouard Kaminski (IPGP) : La notion de zone critique vue par les géologues suivi d’une discussion collective

 

Journée d’épreuves “Risques” et “Territoires” 29/04/14

Épreuve « Risques » : La place de l’expertise dans la gestion et la perception des risques naturels : 

♦ Introduction de la demi-journée par Édouard Kaminski (IPGP) et Thomas Ribémont (Université Paris 13)

♦ Thomas Ribémont (Université Paris 13) : Discussion de l’expertise

♦ Maud Devès (IPGP) : La place des scientifiques dans la crise volcanique de Guadeloupe en 1976 : Quelles leçons pour la gestion des crises futures ?

♦ Sébastien Treyer (IDDRI-Sciences Po) : Retour d’expérience sur Fukushima

Épreuve « Territoires » Médias et territoires à l’ère de l’Anthropocène / Analyse interdisciplinaire des territoires et des mobilisations environnementales

♦ Introduction de la demi-journée par Claude Grasland (Université Paris Diderot), Daniel Boy et Jean Chiche (CEVIPOF-Sciences Po)

♦ Marion Le Texier (Université Paris Diderot) : La médiatisation des tremblements de terre

♦ Claude Grasland (Université Paris Diderot) : La nouvelle carte géopolitique du Monde au prisme des flux commerciaux et des flux médiatiques

♦ Julien Caudeville (INERIS) : Croisement des inégalités territoriales environnementales et sociales de santé : développement des outils d’analyse

♦ Nathalie Blanc (LADYSS) : Étude transatlantique des mobilisations environnementales urbaines et des enjeux de leur visualisation

♦ Sébastien Treyer (IDDRI-Sciences Po) : Mobilisations sociales environnementales en ville : comment donner à voir la capacité de prise en charge ? L’exemple des mobilisations pour les natures urbaines à la Plaine Commune.

Journée d’étude Co2 – 08/04/14

Présentations de la Journée d’étude Co2 – 08/04/14 : 

♦  Introduction de la journée par Marc Robert (Université Paris Diderot)

♦ Pierre Agrinier (IPGP) : La séquestration géologique du CO: des problèmes variés

♦ Daniel Boy (CEVIPOF – Sciences Po) : Représentations sociales du CO2

♦ Henri Waisman et Sébastien Treyer (IDDRI – Sciences Po) : Trajectoires nationales de décarbonation : débats politiques et agrégations entre gaz et secteurs nationaux

♦ Aleksandar Rankovic (IDDRI-Sciences Po & IEES-Paris) : Carbone, nutriments et relations sols-plantes à l’anthropocène

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